Parti avec sa famille durant 6 mois sur les routes d’Europe Centrale et de l’Europe de l’Est, suivant le Danube, Cédric Pasquini nous partage l’histoire de ce portrait réalisé au gré de ses rencontres :
“Dans ma pratique photographique, ce qui me plaît le plus, c’est la rencontre. Discuter avec des personnes qui n’ont pas forcément la même vision de la vie, n’ont pas les mêmes idées politiques ou pas les mêmes centres d’intérêt. Il n’y a rien de plus enrichissant que de se confronter à l’autre. On a d’ailleurs décidé, avec ma femme et mes enfants, de faire ce roadtrip pour ces raisons : aller à la rencontre des personnes, des paysages, des cultures et des différences. Nous sommes partis le 1er mars et, dans notre périple, nous avons programmé plusieurs workaway. Début mars, nous avons fait notre première étape workaway en Italie chez Chiara et Mathieu (NDLR, le workaway consiste à être accueilli chez des personnes en échange d’un travail fourni). Lors de cet échange, nous devions participer aux tâches ménagères et garder les enfants. Mais nous avons aussi participé à la construction d’une maison en paille. À cette occasion, j’ai rencontré Davide (prononcer Davidé), salarié de l’association Slow Food et dont la vie est tournée essentiellement vers les autres. Sa barbe hirsute et grisonnante, ses cheveux longs et sa vision de la vie m’ont tout de suite plu, et j’ai su rapidement que j’allais faire un portrait de cet homme. Il fallait quand même savoir où et comment. Je ne voulais pas le photographier en travaillant, mais lui donner plus d’importance, plus de majesté. Il fallait donc que j’ai une ambiance « studio » mais sans studio. J’ai donc eu l’idée de le photographier en intérieur avec la lumière naturelle qui passait par une porte. Cela ne se voit pas sur la photo, mais on est au milieu de planches et de bidons de chantier. C’est dans ces conditions que le FUJIFILM X-Pro 2 prend toute sa dimension. Le fait qu’il soit petit m’a permis de mettre en confiance Davide et de travailler rapidement. La séance photo a duré, sans mentir, 3 minutes 30. Dans ces conditions, il fallait que je sache ce que je voulais et surtout, il fallait que le boîtier suive et réalise exactement ce que j’avais en tête. Le X-Pro 2 a fonctionné sans encombre. Sa mesure spot m’a permis d’assombrir l’ambiance générale tout en gardant du détail dans les hautes lumières. La visée électronique, en affichant le résultat final, m’a permis de travailler sereinement. J’ai donc pu me concentrer sur Davide et le diriger comme je l’entendais. Associez à ce boîtier un XF56mm F1.2 R APD (ici à F/1.7) avec un piqué de fou et vous avez un tandem idéal pour faire du portrait.”


