Je m’appelle Pascal Bourguignon, et je partage mon temps entre la Champagne et la Bretagne.Je suis très orienté photo nature en général, du paysage à l’animalier, mais aussi en vues aériennes que je réalise en pilotant moi-même un paramoteur (parapente à moteur). Aussi quand l’équipe Fujifilm m’a proposé de prendre en main le nouveau GF500mmF5.6 avec le GFX100S II, c’est avec un immense plaisir que j’ai accepté, moi qui attendais depuis un bout de temps cette longue focale qui manquait encore dans la gamme GFX.

La photo aérienne en paramoteur impose une maîtrise parfaite du vol, afin de pouvoir se concentrer principalement sur la prise de vue, à la recherche d’un sujet et d’un cadrage idéal. La maniabilité de l’engin permet d’adapter sa hauteur à volonté, et de faire demi-tour rapidement pour reprendre la prise de vue ou changer d’angle. L’inconvénient est que la place est limitée. J’emporte généralement 2 boitiers GFX100S, un avec le GF20-35mmF4, et l’autre avec le GF110mmF2, afin de couvrir un maximum de situations. C’est à ma connaissance le seul engin volant qui permet des prises de vues au 20mm (équivalent 16mm) sans être gêné par la structure de l’aéronef, pale, aile ou autre . Je dois dire que le nouveau GFX100S II a relevé le défi haut la main, permettant une réactivité et une précision de mise au point que je ne connaissais pas encore, qui plus est aidé par le confort incomparable de la stabilisation. Imaginer que ce 100 Mpx soit capable de produire des images d’une qualité digne d’une chambre 20*25, dans un si petit boîtier, et à bord d’un paramoteur, c’était totalement inimaginable il y a encore quelques années.
En Bretagne, les sujets sont nombreux, pour qui possède une longue focale.
Avec une météo favorable, j’ai pu assister à une session de surf, avec de belles vagues.
Le couple GFX100S II et le GF500mmF5.6 m’a déjà étonnamment surpris par sa taille et par son poids ! Je ne m’attendais pas à un objectif 500mm pour grand format si peu encombrant, mais surtout si léger (on est à peu près à l’identique du GF250mmF4 avec le téléconvertisseur GF1.4xTC monté dessus). Nul besoin de s’encombrer de trépied pour cette session surf, tant le maniement est aisé !


Je dois dire que j’ai été réellement bluffé par la rapidité de l’autofocus. La reconnaissance des sujets est impressionnante, et va chercher directement le sujet, même si le capteur AF n’est pas dessus, pour ne plus le lâcher ! Le plus difficile étant de garder le sujet dans le viseur, en gros plan, tant les trajectoires sont aléatoires. A noter qu’en gardant une cadence de rafale confortable, et en choisissant l’obturateur électronique, on n’a plus de trou noir à la visée entre chaque vue, ce qui permet d’anticiper et de ne plus perdre le sujet en mouvement.
Pour des gros plans encore plus serrés, j’ai donc tenté de mettre le multiplicateur GF1.4xTC, pour arriver à une focale de 700mm : je dois dire que j’ai été encore une fois de plus bluffé, puisque le comportement du boitier est resté exactement le même, tout aussi réactif, avec plus de 80% d’images réussies ! Voilà le premier grand format apte à faire des photos sportives en mouvement avec un gros téléobjectif !

Passons maintenant aux oiseaux, mon autre passion. Cette fois, j’ai utilisé la configuration « reconnaissance des oiseaux ». J’ai vraiment peine à imaginer comment le boîtier sait aller chercher un oiseau en vol, même quand il est très petit, n’importe où dans le viseur, pour ensuite ne plus le lâcher, en mode AF continu. Et quand l’oiseau se rapproche, il passe tout seul en réduction capteur pour se focaliser sur les yeux, quand ils sont visibles, c’est juste magique ! Moi qui avant me contentais de faire des photos d’oiseaux statiques ou bougeant très peu, je sais que maintenant tout est possible avec cette génération de boîtier.
Avec le GF500mmF5.6 associé au multiplicateur GF1.4xTC, je n’ai constaté aucune perte de piqué, même à pleine ouverture. Disposer d’un 700mm, à main levée, même avec des poses relativement lentes grâce à cette stabilisation encore en progrès, est quelque chose de sensationnel. C’est bien simple, on peut l’emporter partout, sans trépied, et ne plus rater une occasion, quelle que soit la lumière, car la montée en iso est toujours impeccable sur ces boitiers grand format.

Décidément, ce 100 Mpx est taillé comme un 24×36 de course, rien ne peut plus lui résister, avec la douceur, le piqué et l’onctuosité du grand format, qui se ressent tout de suite sur les images.
