
Juan Pablo Viades partage la RECETTE de simulation de film grâce à laquelle il a su sublimer ses portraits avec une touche artistique unique
Le photographe portraitiste Juan Pablo Viades ne recherche pas la perfection. Il privilégie la texture et la personnalité. Une peau authentique. Des personnes authentiques. Puis il ajoute des détails subtils qui vous incitent à vous arrêter et à y regarder à deux fois.
« J’ai toujours aimé les portraits », explique Juan, « et depuis un an et demi, j’ai trouvé mon style – ce que j’appellerais le surréalisme réaliste. »
C’est une expression qu’il utilise souvent, mais l’idée en elle-même est plus pragmatique qu’elle n’y paraît. Juan n’est pas intéressé par les effets spectaculaires ou les retouches excessives. Son travail part de la réalité, puis s’en éloigne légèrement grâce à la couleur, au contraste ou à un élément soigneusement placé qui introduit une tension.
« C’est une combinaison de portraits de personnes réelles qui montrent les textures réelles de la peau, avec une petite touche de fantaisie », explique-t-il. « Juste une touche de couleur ou quelque chose d’intéressant qui attire le regard. »
Dernièrement, il a mis en œuvre cette approche grâce à un rendu photographique qu’il a lui-même conçu. Il l’a judicieusement baptisé « Portrait No. Juan ».

Laisser les gens être eux-mêmes
Le travail de portrait de Juan commence par l’attention, et non par la mise en scène. Il aborde chaque séance comme une collaboration façonnée par la personne devant l’appareil photo. « Je n’aime pas forcer une pose », dit-il. « J’aime travailler avec ce qu’ils sont, essayer de montrer qui ils sont en tant que personne, puis intégrer mes idées à cela. »
Cet état d’esprit imprègne tout son processus, de la manière dont il interagit avec ses sujets à la façon dont il finalise une image. Le but n’est pas le lissage ou la perfection – c’est la connexion. « Ça semble personnel », dit Juan. « C’est tout ce qui compte pour moi. »
Cette attention portée à l’individu est palpable dans les images finales. Rien n’est excessivement lissé ou aseptisé. Les portraits semblent ancrés dans la réalité, même lorsqu’ils s’aventurent délicatement au-delà du littéral.

Lumière naturelle, texture réelle
Juan travaille principalement en intérieur ces derniers temps, en partie par choix et en partie par la force des choses. « Je suis à New York en ce moment, et il fait froid », dit-il en riant. Mais ce n’est pas le cadre qui définit son travail, c’est la lumière.
« Je travaille principalement avec la lumière naturelle », explique-t-il. « Aucune de mes photos ne comporte d’éclairage artificiel. » La lumière naturelle renforce le réalisme qui attire Juan et concentre l’attention sur le sujet plutôt que sur la mise en scène.
« Beaucoup de gens s’appuient fortement sur les lumières et la technologie », explique-t-il. « Pour moi, ce qui rend mes photos spéciales, c’est qu’elles peuvent être réalisées avec juste l’appareil photo, le sujet et une idée sympa. » La lumière naturelle exige de la patience et de la vigilance. On travaille avec ce qui est là, pas avec ce qu’on peut construire.

Créer un rendu directement depuis l’appareil photo
En matière de matériel, Juan privilégie les outils qui lui permettent de rester dans l’instant présent.
« Je suis un grand fan du FUJIFILM X100VI », dit-il. « C’est généralement mon appareil de prédilection, car je n’ai pas à me soucier de l’objectif. »
Cette simplicité est voulue et s’applique tout autant aux rendus crées directement dans l’appareil photo. « J’ai ma RECETTE de simulation de film, je prends les photos, et c’est très facile », explique Juan. « Je n’ai pas besoin de trop réfléchir aux photos, je vis l’instant présent. »
Pour Juan, les recettes de simulation de film sont un outil créatif qui lui permet de définir son style. Son rendu personnalisé s’appuie sur la simulation de film PRO Neg. Std pensée pour les tons chair.
« Je me concentre beaucoup sur la peau des gens et sur la façon dont elle ressort sur une photo », dit-il. « Je voulais des tons chairs qui paraissent réels tout en conservant le look contrasté et percutant que j’aime. »
PRO Neg. Std lui a fourni une base neutre. « C’est comme une toile sur laquelle on peut créer », explique Juan. « C’est net et pas trop saturé. » Cette retenue est délibérée. « Je n’aime pas les photos trop colorées », dit-il. « Je les préfère un peu plus sobres. »
À partir de là, il effectue des réglages ciblés pour façonner le rendu :
Un grain fort et prononcé ajoute de la texture et une subtile touche argentique. Les hautes lumières sont atténuées et les ombres accentuées pour un contraste plus net. La couleur est légèrement accentuée pour plus d’impact sans sursaturation. La NETTETÉ et la CLARTÉ sont réduites pour éviter un contour numérique trop marqué.
« Je suis un grand fan du grain », dit Juan. « Il ajoute de la texture à la peau. Cela rend les photos plus réalistes et un peu rétro à la fois. »

Pourquoi les recettes de simulation de film personnalisées sont importantes
Pour Juan, les recettes de simulation de film personnalisées ne sont pas une question de tendance. « En photographie, on veut se démarquer », dit-il. « Le résultat semble plus authentique quand on peut réaliser tout le travail directement depuis l’appareil plutôt que de s’appuyer sur un post-traitement fastidieux. »
Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille repartir de zéro à chaque fois. « On peut reprendre la recette de simulation de film de quelqu’un d’autre, modifier quelques réglages, et soudain, on obtient quelque chose qui nous ressemble vraiment », explique-t-il. « Cette liberté est importante. »
Cela crée également une cohérence. Lorsque votre style est bien ancré, votre travail forme un tout visuellement harmonieux sans nécessiter un long processus de post-traitement.

Se donner la possibilité d’explorer
Juan considère les appareils photo de la série X de FUJIFILM comme un équilibre rare entre accessibilité et profondeur. « Ils sont adaptés aux débutants tout en restant proches du niveau professionnel », affirme-t-il. « Quelqu’un qui débute peut créer quelque chose de magnifique, et quelqu’un de plus expérimenté peut peaufiner les détails. »
Cette flexibilité offre la possibilité d’expérimenter, de s’adapter et de progresser. « Le plus important, c’est l’essai et l’erreur », explique Juan. « Il faut découvrir qui vous êtes en tant que photographe et ce que vous essayez de montrer. »
Ce qui compte, c’est d’y consacrer du temps et de s’autoriser à explorer. « Disposer des bons outils facilite les choses », conclut-il. Pour Juan, les bons outils sont ceux qui s’effacent à l’arrière-plan, laissant place à la texture, à l’authenticité et à une touche de magie surréaliste.
Recette de simulation de film « Portrait No. Juan » de Juan Pablo Viades
SIMULATION DE FILM : PRO Neg. Std
COULEUR MONOCHROMATIQUE : N/A
EFFET DE GRAIN : FORT, GRAND
EFFET COULEUR CHROME : STRONG
EFFET COULEUR CHROME FX BLEU : FAIBLE
EFFET PEAU LISSE : OFF
BALANCE DES BLANCS : 5900K/ R +2, B -3
PLAGE DYNAMIQUE : DR100
PRIORITE A LA PLAGE DYNAMIQUE : OFF
COURBE DE TONALITE : H -2, S +3
COULEUR : +4
NETTETÉ : -2
REDUCTION DU BRUIT A HAUTE SENSIBILITE ISO : -4
CLARTÉ : -2