La recette de simulation de film « Velvet Hase » est née du désir de traduire mon langage visuel en une simulation de film cohérente et reconnaissable, en m’inspirant des couleurs de PRO Neg. Std.
En tant que portraitiste et photographe de mode, j’ai toujours cherché à m’éloigner du strict réalisme, en privilégiant une image plus émotionnelle, suspendue, presque cinématographique. Cette recette de simulation de film vise à rendre cette atmosphère cohérente et intentionnelle, directement depuis l’appareil photo.
Le point de départ a été la façon dont j’utilise la lumière en studio. Je travaille souvent avec un éclairage contrôlé, à la fois au flash et en lumière continue, en recherchant un équilibre entre douceur et structure. Je ne suis pas intéressé par un rendu de la peau trop net ou clinique, mais par des images qui suggèrent plus qu’elles ne révèlent. C’est pourquoi j’ai développé une simulation aux tons légèrement dénaturés et à la palette de couleurs délicate mais intentionnelle, capable de réduire la saturation sans aplatir l’image. Les couleurs s’atténuent, laissant la priorité à l’émotion et à la présence.

Les OMBRES jouent un rôle central dans « Velvet Hase ». J’ai choisi de les garder profondes et définies, car pour moi, l’OMBRE n’est pas un défaut à éliminer, mais un élément narratif. L’OMBRE définit le volume, crée du mystère et ajoute de la profondeur visuelle. Dans cette recette de simulation de film, elle ne sert pas à dissimuler, mais à construire à la fois un sentiment d’intimité et de distance, une tension visuelle qui se rapproche davantage du langage du cinéma que de la photographie de mode traditionnelle.

L’aspect « velvet » du nom fait référence au rendu des tons de peau et des HAUTES LUMIERES. J’ai travaillé à assurer des transitions tonales lisses et progressives, sans séparations brusques ou abruptes. Les HAUTES LUMIERES sont maîtrisées et ne sont jamais envahissantes, tandis que les textures de la peau apparaissent plus douces et moins détaillées. Cette approche permet de conserver une esthétique élégante et intemporelle, adaptée au portrait professionnel et au travail éditorial de mode, en particulier dans les environnements de studio où chaque détail est intentionnel.

« Velvet Hase » est conçue pour être une simulation fiable et sobre plutôt qu’extrême. Elle ne s’impose pas au sujet, mais l’accompagne. Elle reflète ma façon de photographier : observer, soustraire, simplifier. L’image finale n’est jamais tout à fait réaliste, mais jamais entièrement abstraite non plus. Elle existe dans un espace intermédiaire, onirique, où la lumière et la couleur s’associent pour créer une sensation plutôt qu’une description.

Créer cette RECETTE de simulation de film était aussi un moyen de ralentir mon processus créatif. Disposer d’une base visuelle cohérente me permet de me concentrer davantage sur la relation avec le sujet, sur la pose et l’expression. La RECETTE de simulation de film devient partie intégrante du flux de travail, non pas une étape ajoutée en post-production, mais un choix conscient opéré au moment de la prise de vue.

En fin de compte, « Velvet Hase » représente une synthèse de mon approche du portrait : une image à la fois douce et structurée, émotionnelle et maîtrisée, où la mode rencontre le cinéma et où la photographie devient un espace d’interprétation. Cette recette de simulation de film est conçue pour ceux qui recherchent une atmosphère, de la profondeur et un sens de la beauté moins littéral, plus évocateur.
